A propos de l'artiste
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Hommes entrelacés ou en combat,
cela donne une idée de la base artistique et de ce que l'artiste de Berlin souhaite exprimer : son travail pose les questions de l'universalité de l'existence humaine qu'il s'agit de défendre sans relâche et de la condition humaine dans une société en constant changement - avec tout son potentiel, ses conflits et ses possibilités. C'est dans ce champ de contradictions perpétuelles qu'on devrait percevoir ses oeuvres dans la mesure où l'art d'Ameret cherche à appréhender la réalité de l'homme, son présent et son avenir.
Ameret utilise les couleurs acryliques sur des tissus fins pour drapeaux et l'huile sur la toile et le papier. Elle a découvert plus particulièrement le tissu pour drapeaux légèrement transparent sans couche de fond pour une méthode de peinture utilisant plusieurs couches de couleur acrylique fortement diluée. Le résultat de cette liquéfaction des couleurs sont des transitions lumineuses, des strates de couleurs et la translucidité. Les couleurs éclatantes de sa peinture ont un rapport avec ses séjours sur la Côte d'Azur, cette région où des artistes tels que Cézanne ou Van Gogh ont découvert la force des couleurs sous la lumière de la Méditerranée.
Les sujets de son travail sont les formes de corps et d'êtres humains avec des «cut outs», c'est-à-dire des successions d'être humains sous forme positive ou négative, des enchaînements, des groupes. Ils agissent, ils manifestent, ce sont des figures schématiques et des sigles symboliques qui peuplent les tableaux, représentant des entrelaces d'êtres humains qui dansent comme des enfants ou forment des groupes solidaires qui s'engagent pour les idées qu'ils défendent. Ils se trouvent confrontés à des «ogres» ou des créatures sombres.
Le début de ce travail sur les tissus pour drapeaux a commencé avec ses installations dans l'espace 'La Foule' et 'Arbres déguisés'. Elle a fixé les ombres de passants sur ces longs tissus pour les travailler dans son atelier par la suite. 'Les ombres données' suspendues librement dans l'espace deviennent ainsi des portraits à qui le vent ou les mouvements du spectateur donnent vie. Ces travaux, tels que des archives de personnes réelles, cherchent à mettre en évidence l'effet et la réaction des 'images' dans le contexte toujours différent de leur apparition. L'installation «La Foule» (détails du corps 2003) par exemple a été exposée au vent sur les arbres centenaires d'une oliveraie, «Les ombres» dans l'action «Infinite Pool» 2003 flottent dans l'eau. D'autres travaux de 'street art' cherchent le contact avec les passants, dont les ombres parfois directement peintes sur le sol dans la rue se combinent avec les autres pour former un tableau dans la rue. Pendant la réalisation de ce travail, des discussions animées s'engagent souvent au sujet du phénomène de l'ombre. La face cachée, 'l'autre' : c'est ce qui fait partie intégrante de nous tous ...
Le résultat du travail d'Ameret est un art riche en facettes variées qui nous surprennent, toujours à la limite et en marge de la peinture et des installations pour trouver de nouvelles possibilités et potentiels. Comme il a déjà été dit au début, c'est l'homme et sa réalité sociale qui sont au centre de ce travail. L'élément caractéristique et essentiel de l'art d'Ameret est l'aspect positif de l'existence humaine. La phrase centrale de Joseph Beuys décrit parfaitement son oeuvre : «Nous ne pouvons pas nous passer de roses».
Berlin 2005 / 2006
(traduction : Helena Weber, Nice)
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